Les télécoms espagnols à l’assaut du Web
Traduit par Muriel Terpereau. Voir l'article original en espagnol
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Dans le monde entier la convergence des moyens de communication est en route. En Espagne, les opérateurs téléphoniques veulent aussi leur place sur Internet. Lassés de n’être que de simples intermédiaires entre fabricants et clients, les grandes compagnies de téléphonie espagnoles annoncent le début des changements : plus de neutralité du Net, plus de tarifs globaux et apparition de terminaux portant leur propre sigle. Même Telefonica vient d’acheter le réseau social Tuenti…
Internet a été mis en place par de grandes corporations, tout d’abord en tant qu’expérience militaire, puis en tant que structure de communication dans un cadre académique.
Ensuite, il y eut une explosion d’utilisateurs, et les opérateurs téléphoniques ont découvert que l’histoire leur réservait le rôle d’autoroute de l’information numérique du XXIe siècle.
Un rôle qu’ils n’ont jamais vraiment bien rempli, habitués à travailler dans un régime de quasi monopole.
Puis eu lieu la seconde explosion, l’internet mobile, qui offrait l’opportunité de remettre chacun à sa place. Sur la table des négociations : opérateurs, moyens de communication conventionnels et fournisseurs d’accès.

Montage de ce que serait la fin de la neutralité du réseau. Image : believekevin, Flickr, sous licence CC
Les opérateurs ont l’air d’avoir bien compris ce qui est en jeu.
Par contre les médias se plaignent de perdre et lecteurs et publicité, les fournisseurs d’accès guettent leur opportunité en se battant entre eux (Murdoch contre Google, par exemple), et les opérateurs continuent dans leur coin leurs petites affaires.
Les principes de la réforme ont été annoncés : réseau personnalisé (payer en fonction des services), et fin d’un tarif automatique global (paiement selon consommation).
Mais ce n’est que le début. Fatigués de n’être que des intermédiaires entre fabricants et consommateurs (l’iPhone est exclusivement distribué par Movistar), ils fabriqueront leurs propres terminaux et leurs systèmes d’exploitation : moins d’intermédiaires il y aura, mieux ce sera et, de son coté, Facebook a l’air de vouloir faire de même.
Ils en ont assez, également, de devoir adapter leur système d’exploitation à leurs stratégies (Android est ouvert et libre mais pas le téléphone acheté).
Une fois vaincus les réseaux téléphoniques (fixes, mais bientôt les portables aussi, un marché qui arrive à saturation), les opérateurs veulent élargir leurs compétences : fabricants et vendeurs.
La plateforme WAC fusionnée avec JIL formée par des compagnies comme Vodafone, Telefonica, AT&T et China Mobile, existe déjà pour la création de logiciels qui concurrenceront iOS, Android et Nokia.
Et bientôt, peut être vont-ils être distributeurs de contenu. Le rachat de Tuenti par Telefonica n’est qu’un préliminaire.
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Bonjour :
Je vis en Espagne et je peux vous dire que le marché de l’ADSL et les telecoms en général est aussi mal géré qu’en France avec des opérateurs qui n’en ont rien à faire de leurs clients et qui les voient comme des moutons que l’on doit tondre au mieux. Nous sommes encore avec des vitesses ADSL de misère (imaginez 3MB) dans des grandes villes comme Valence ou bilbao. Il faut dire que l’opérateur principal Telefonica vit sur son acquis de société nationalisée passée dans le privé et empêche la concurrence ou laisse les miettes aux autres. C’est pitoyable !
Rosa
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